GG Allin : The King Of Shock

La Story du King of Shock

King Of Shock : Shock, Drugs & Rock & Roll - Persévérance

Bien que notre ex-Jésus ait pris la tête (c’est une image) du groupe « The Jabbers », il s’ennuie, comme il le chante si bien.

Mais bon si, comme il le chante aussi, il ne veut parler à personne, ce ne doit pas aider. Alors, en 1981, peut-être pour se changer les idées, se faire de nouveaux potes, il officie en tant que batteur pour un autre groupe : The Stripsearch. Enfin, le temps de deux morceaux : Galileo et Jesus Over New York.

Le premier morceau confirme que la batterie n’est pas forcément ce qu’il fait de mieux, mais fait-il quelque chose de mieux ?

Peut-être à cause de la référence christique du second titre, ce qui doit quelque part lui parler, il semble se lâcher un peu plus. D’ailleurs aujourd’hui encore les avis divergent (hé oui) pour savoir s’il jouait de la batterie ou tapait sur la batterie, à vous de trancher : SI « I love New York » fait très tendance sur un t-shirt, et « take me to the moon » est un slogan très hype à la NASA… pour un groupe légèrement punk, c’est assez bof.

Et donc GG continue à s’ennuyer avec ce punk de gagne petit, limite bourgeois. Lui c’est du trash qu’il veut, alors il envoie se rhabiller les Stripsearch, et au printemps 1984 les Jabbers se séparent. Les autres membres du groupe expliquent que GG Allin était devenu un peu trop punk à leur goût. Bref méchant, extrême, sans règles, ni futur. Mais pas du genre à déprimer, GG célèbre cette séparation dans la drogue, car c’est bien connu, deux amis de perdus, c’est dix drogues qui reviennent. Toutefois, pas question pour lui de laisser tomber la musique pour autant, car hop, c’est qui qui réapparaît là-bas dans le noir ??? (ben oui, difficile de ne pas la faire celle-là), notre King of Shock et un nouveau groupe avec un nom enfin prometteur : The Scumfucs. Cum et fuc(k)s dans le nom du groupe, voilà qui est prometteur, comme cette pochette du groupe, à découvrir dans le prochain épisode de notre Story. D’ailleurs Scumfuc deviendra le terme argotique pour désigner la forme la plus crade du punk dont les morceaux ont pour caractéristique d’aborder des sujets comme le viol, le meurtre, le sexe, la mort, la sodomie,… Bref que du bonheur en perspective.

gg_allin_the_scumfucs-eat_my_fuc-pochette-album

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4 comments

  • Ca serait dommage de ne pas faire participer les non-anglophones de ce superbe témoignage….

    “Jusqu’à l’âge de cinq ans, ma vie fut rythmée par la maladie et la violence. J’habitais dans une cabane en bois, au fond d’une forêt dans le nord du New Hampshire, avec mon père, ma mère et mon frère. Nous menions une existence primitive et antisociale, mais tellement réelle. On n’avait pas l’eau courante, presque pas de chauffage, et nos conditions de vie étaient étouffantes, à la limite du supportable. Mon asthme me rendait malade comme un chien et chaque bouffée d’air que je respirais était une victoire sur une situation familiale émotionnellement instable, vécue entre 4 murs sentant la peinture défraichie…nous n’étions pas une famille, nous étions des prisonniers. Notre geôlier était mon père, et mon père était prisonnier de lui-même. Depuis toujours, son but avait été de nous tuer, mon frère et moi, puis de se suicider avec ma mère. On s’en était rendu compte à de très nombreuses reprises. Papa refusait qu’on s’amuse autour de la cabane et faisait en sorte qu’aucun objet de divertissement n’entre dans la maison. Si jamais il nous voyait jouer avec quelque chose, il nous le confisquait et allait l’enterrer dans les bois. On ne voyait d’autres personnes que très rarement, le téléphone nous était interdit et les activités étaient triées sur le volet…mais on avait appris à accepter la situation. A l’époque, on ne connaissait rien d’autre.
    Après avoir vécu ainsi cinq ans dans des conditions barbares, ma mère a commencé à échafauder un plan pour nous sortir de là. Elle avait déjà fait une tentative, mais au final j’avais été repris. Puis, un beau jour, alors que mon père était parti travailler à la papeterie, maman a rapidement fait nos bagages et a laissé derrière elle tout ce qui ne tenait pas dans une valise. C’est comme çà qu’on s’est enfui, et que j’ai dit au revoir aux cinq première années de ma vie….. cinq ans qui resteront à jamais gravé dans mon âme. »

    • eric

      Un tout grand merci pour cette traduction !!! La maitrise de la langue anglaise est indispensable pour vraiment apprécier les grandes nuances et la finesse des paroles des chansons du King of Shock, à ne pas manquer tout bientôt dans la Story 🙂

      (petit avant goût : You piece, you piece of puppet property shit)

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