Peter Zelei : la beauté cruelle

 

Peter Zelei, nous vient de Hongrie et semble être le fils caché de Hans Bellmer et Alexander Timofeev.

Hans Bellmer, pour la présence récurrente de poupées dans son œuvre. Que ce soit des poupons généralement dépouillés d’une partie de leur corps ou reposant dans du formol, lorsqu’ils ne font pas office de dîner, ou que ce soit de par la plastique très « mannequin » de cette rousse filiforme qui semble lui servir de muse.

Alexander Timofeev, pour cette capacité rare à créer des univers fascinants, hypnotisants, dont la part de mystère, d’intrigue en suspens, d’ombre humaine, accroche inévitablement notre curiosité, nous invite à entrer plus avant, mais une fois le filtre esthétique évaporé, c’est dans un univers où se mélange cruauté, mysticisme, onirisme cauchemardesque,… que nous nous retrouvons plongés.

La Belle et la Bête

Rien d’étonnant donc à ce que Peter Zelei se soit penché sur le conte de la Belle et la Bête. Sa mise en image de ce récit, semble même être un retour au récit primal, une révélation brute, dont seul l’esthétisme artistique semble être apte à nous en révéler toute la dimension horrifique et terriblement humaine, loin, très loin des stéréotypes que propose Disney aux enfants, alors que, comme on le dit souvent, l’enfance est un monde cruel, la vision de Peter Zelei leur correspondrait peut-être plus.

 

 

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Beauty and the Beast

 

Découvrez les autres facettes de l’œuvre envoutante autant qu’inquiétante de Peter Zelei sur son site.

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