GG Allin : The King Of Shock

La Story du King of Shock

King Of Shock : GG Allin aime (trop) les chiens

Nous l’avons vu, GG Allin a trouvé sa voie et sa philosophie de vie, qu’il chante sur le premier de son nouveau groupe The Scumfucs, à savoir : « I don’t give a shit »

I don’t care about the job, I don’t care about the things I do I don’t care what I say and what you think of me, who cares fuck you I don’t give a shit… about you I don’t care about a thing, I’m gonna do what I gotta do I don’t care about no one, I’m looking out for number one, so screw And I don’t give a shit… about you I don’t give a shit… about you I don’t care about a thing, I’m gonna do what I gotta do I don’t care about no one, I’m looking out for number one, fuck you I don’t give a shit… about you

Histoire de bien faire rentrer cette philosophie dans le crâne de ses amis punks, il reprend l’année suivante, en 1984, l’ensemble des morceaux du premier EP sur le disque suivant, qui lui est un LP, portant le titre de : Eat my Fuc (connu sous l’acronyme : E.M.F.) Vous vous demandez ce qu’il veut dire par là ? GG Allin et ses potes ont pensé à tout, la pochette est des plus explicite et éclairante, si besoin était : 1984_EMF_GG-allin-eat-my-fuc

Et voici le programme :

1984_EMF_GG-allin-eat-my-fuc-cover On notera au passage que le producteur s’appelle Dick Urine.

Parmi les nouveaux titres : Fucking the Dog. Où il nous explique que lui son job c’est de fuck the dog. Si ça c’est pas une ode au No Futur !

Everybody’s got something to do I’ve got nothing but this empty room Everybody’s got some kind of job Everybody’s got someone to love Not me, I’m fucking the dog Everybody’s got somewhere to go I’ve got nothing but this dirty hole Everybody’s going out tonight I’m staying here and out of sight Yea, fucking the dog I’m living in darkness every day I’m the devil’s son some people say I’m so far gone I can’t be saved I’m just living day to day Yea, that’s right, fucking the dog C’mon, fucking the dog That’s right, I’m fucking the dog You’re never done ’till you do it like I said You’ve got no one to love, I’m just fucking the dog Fuck, fuck, fucking the dog

Mais peut-être pensez-vous que c’est juste du blabla ? Alors jetez rapidement un œil à cette vidéo d’une prestation de l’époque :

1984_EMF_GG-allin-eat-my-fuc

Bonus :

 

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4 comments

  • Ca serait dommage de ne pas faire participer les non-anglophones de ce superbe témoignage….

    “Jusqu’à l’âge de cinq ans, ma vie fut rythmée par la maladie et la violence. J’habitais dans une cabane en bois, au fond d’une forêt dans le nord du New Hampshire, avec mon père, ma mère et mon frère. Nous menions une existence primitive et antisociale, mais tellement réelle. On n’avait pas l’eau courante, presque pas de chauffage, et nos conditions de vie étaient étouffantes, à la limite du supportable. Mon asthme me rendait malade comme un chien et chaque bouffée d’air que je respirais était une victoire sur une situation familiale émotionnellement instable, vécue entre 4 murs sentant la peinture défraichie…nous n’étions pas une famille, nous étions des prisonniers. Notre geôlier était mon père, et mon père était prisonnier de lui-même. Depuis toujours, son but avait été de nous tuer, mon frère et moi, puis de se suicider avec ma mère. On s’en était rendu compte à de très nombreuses reprises. Papa refusait qu’on s’amuse autour de la cabane et faisait en sorte qu’aucun objet de divertissement n’entre dans la maison. Si jamais il nous voyait jouer avec quelque chose, il nous le confisquait et allait l’enterrer dans les bois. On ne voyait d’autres personnes que très rarement, le téléphone nous était interdit et les activités étaient triées sur le volet…mais on avait appris à accepter la situation. A l’époque, on ne connaissait rien d’autre.
    Après avoir vécu ainsi cinq ans dans des conditions barbares, ma mère a commencé à échafauder un plan pour nous sortir de là. Elle avait déjà fait une tentative, mais au final j’avais été repris. Puis, un beau jour, alors que mon père était parti travailler à la papeterie, maman a rapidement fait nos bagages et a laissé derrière elle tout ce qui ne tenait pas dans une valise. C’est comme çà qu’on s’est enfui, et que j’ai dit au revoir aux cinq première années de ma vie….. cinq ans qui resteront à jamais gravé dans mon âme. »

    • eric

      Un tout grand merci pour cette traduction !!! La maitrise de la langue anglaise est indispensable pour vraiment apprécier les grandes nuances et la finesse des paroles des chansons du King of Shock, à ne pas manquer tout bientôt dans la Story 🙂

      (petit avant goût : You piece, you piece of puppet property shit)

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