GG Allin : The King Of Shock

La Story du King of Shock

King Of Shock : GG Allin veut vivre vite et mourir rapidement

Notre King of Shock avec son groupe les Scumfucs a donc franchi la ligne (de coke) du no-futur, mais surtout du non-retour. Et il a très bien conscience que par-delà cette ligne la vie n’est jamais très longue. D’ailleurs son pote producteur de Eat my Fuc, Dick Urine, est mort car le prochain EP de GG Allin (sans les Scumfucs) est « dedicated to the memory of Dick Urine (11/60 – 5/84) ».

L’album porte le titre de « Live Fast Die Fast » et comporte 4 titres : Live Fast Die Fast / Livin’ Like An Animal / Loudenboomer / I Need Adventure.

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Si avec Livin’ like an animal, on peut penser que GG confirme son goût pour la zoophilie, il ne s’agit en fait que d’une version retravaillée du morceau ‘Fucking the Dog‘.

Loudenboomer, est un peu mou par rapport au reste (il s’agirait d’une reprise de “Earschplitten Louden Boomer” des Steppenwolf, ce qui expliquerait cela), mais bien dans ‘l’esprit’ :

“C’mon lets scream for the Heavens, and shake the gates of Hell
I’m the master of disaster, I wanna put you in my spell
Coming down like a hammer, gonna cut you like a knife
We’re gonna get so crazy, take it to the heights”

Quant à son appel à l’aventure, il est un peu décevant vu ce qu’il propose lors de ses performances publiques… Mais ce morceau est à l’origine un de son époque The JAbbers, ceci expliquant cela.

Reste donc le titre qui donna le sien à l’EP : ‘Live Fast Die Fast’, mais là aussi ça sent The Jabbers :

Me and the boys are, we’re living for the night
We’re looking for adventure, we’re looking for a bloody fight
Always on the run, we’re never gonna do what’s right
We’re looking for chicks and we’re looking for kicks
We’re living fast and we’re living right

Live fast, die fast
Don’t worry ’bout the crash
Hell bound on the coursecrash
Living in the alley with the rest of the trash

Ah we’re never slowing down, we’re gonna party tonight
We don’t care ’bout nothing we’re living like rats in a sewer pipe
You’ll never stop us now, when we’re running the red light
Pick up a few racks at the corner store
We’re gonna get wild in the streets tonight

Live fast, die fast
Don’t worry ’bout the crash
Hell bound on the coursecrash
Living in the alley with the rest of the trash

Live fast, die fast
Don’t worry ’bout the crash

Hell bound on the coursecrash
Living in the alley with the rest of the trash

Me and the boys are, we’re living for the night
We’re looking for adventure, we’re looking for a bloody fight
You’ll never, you’ll never stop us now, you see we’re running the red light
We’re looking for some chicks, we’re looking for some kicks and
We’re living fast and we’re living it right

Live fast, die fast
Don’t worry ’bout the crash
Hell bound on the coursecrash
Living in the alley with the rest of the trash

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Maintenant qu’il sait que sa vie sera courte, le voilà armé pour entrer en politique avec les “ The Texas Nazis »…

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4 comments

  • Ca serait dommage de ne pas faire participer les non-anglophones de ce superbe témoignage….

    “Jusqu’à l’âge de cinq ans, ma vie fut rythmée par la maladie et la violence. J’habitais dans une cabane en bois, au fond d’une forêt dans le nord du New Hampshire, avec mon père, ma mère et mon frère. Nous menions une existence primitive et antisociale, mais tellement réelle. On n’avait pas l’eau courante, presque pas de chauffage, et nos conditions de vie étaient étouffantes, à la limite du supportable. Mon asthme me rendait malade comme un chien et chaque bouffée d’air que je respirais était une victoire sur une situation familiale émotionnellement instable, vécue entre 4 murs sentant la peinture défraichie…nous n’étions pas une famille, nous étions des prisonniers. Notre geôlier était mon père, et mon père était prisonnier de lui-même. Depuis toujours, son but avait été de nous tuer, mon frère et moi, puis de se suicider avec ma mère. On s’en était rendu compte à de très nombreuses reprises. Papa refusait qu’on s’amuse autour de la cabane et faisait en sorte qu’aucun objet de divertissement n’entre dans la maison. Si jamais il nous voyait jouer avec quelque chose, il nous le confisquait et allait l’enterrer dans les bois. On ne voyait d’autres personnes que très rarement, le téléphone nous était interdit et les activités étaient triées sur le volet…mais on avait appris à accepter la situation. A l’époque, on ne connaissait rien d’autre.
    Après avoir vécu ainsi cinq ans dans des conditions barbares, ma mère a commencé à échafauder un plan pour nous sortir de là. Elle avait déjà fait une tentative, mais au final j’avais été repris. Puis, un beau jour, alors que mon père était parti travailler à la papeterie, maman a rapidement fait nos bagages et a laissé derrière elle tout ce qui ne tenait pas dans une valise. C’est comme çà qu’on s’est enfui, et que j’ai dit au revoir aux cinq première années de ma vie….. cinq ans qui resteront à jamais gravé dans mon âme. »

    • eric

      Un tout grand merci pour cette traduction !!! La maitrise de la langue anglaise est indispensable pour vraiment apprécier les grandes nuances et la finesse des paroles des chansons du King of Shock, à ne pas manquer tout bientôt dans la Story 🙂

      (petit avant goût : You piece, you piece of puppet property shit)

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